
Seule à l’écran, jamais en coulisses
Cet article retrace la genèse de mon mémoire de MBA sur l’acculturation numérique des petites entreprises. Choix du sujet, virages assumés, doutes productifs, appuis décisifs : un retour d’expérience sans vernis, pour montrer qu’une thèse ne se fait jamais seul·e. Pensé pour les futurs étudiants du MBA, ce billet met en lumière l’importance des échanges, de l’accompagnement et des tâtonnements. Parce que le déclic, souvent, vient d’un autre.
L'IA ET MOI
Paméla Fontaine
1/5/20263 min read
On croit souvent qu’une thèse est un travail solitaire. Elle l’est sur le papier, mais dans les faits, c’est un parcours habité, traversé d’échanges, de conseils, d’hésitations partagées. Retour sur les coulisses d’un projet né d’un besoin personnel, porté par une passion et enrichi par les autres.
Ce n’était pas un sujet, c’était une conviction.
Je ne suis pas arrivée dans ce MBA par hasard : je voulais comprendre comment aider les petites structures à se digitaliser intelligemment. Pas avec des effets de mode ou des outils plaqués, mais avec des solutions qui collent à leur réalité. Cette intuition m’a portée, même quand j’ai commencé par un sujet plus "facile à justifier", plus directement connecté à mon activité professionnelle. Très vite, j’ai compris que je devais choisir la passion, pas la convenance.
Changer de sujet, c’est aussi changer d’élan.
Ce premier virage a été décisif. Il n’a pas été simple : repartir de zéro, recadrer la problématique, refaire un plan. Mais c’est à ce moment que la thèse est devenue vivante. Les idées ont commencé à circuler, les rencontres à compter, les retours à peser. Je n’étais plus seule devant un écran, j’étais entourée. Et c’est ce changement de posture – accepter d’être guidée, contredite, inspirée – qui a tout transformé.
Du clic au déclic, mais pas sans accompagnement.
La rédaction s’est construite par couches successives. Chaque échange avec un pair, un tuteur, un expert, a affiné mon propos. Ce n’est pas un hasard si le cœur de la thèse s’articule autour de l’acculturation : c’est exactement ce que j’ai vécu moi-même. Il ne suffit pas d’avoir accès à des outils. Il faut comprendre, tester, douter, réajuster. C’est vrai pour les TPE, c’est vrai pour les étudiants.
Et surtout, on n’est pas seul face à la page blanche.
L’un des atouts majeurs du MBA, trop souvent sous-estimé, c’est l’accompagnement par un coach de thèse. Présent du cadrage jusqu’à la relecture finale, ce regard extérieur, bienveillant mais exigeant, permet de garder le cap. Il aide à faire le tri, à recentrer l’angle, à ne pas s’éparpiller. Dans une année dense, où les modules s’enchaînent, ce soutien sur-mesure fait toute la différence. C’est un luxe rare – et un accélérateur décisif.
Le plus dur ? Trouver des répondants.
Dans un monde où tout va vite, obtenir du temps des autres est un luxe. L’une des difficultés majeures a été de convaincre des dirigeants, des artisans, des formateurs de me consacrer une heure. Mais quand ces échanges ont eu lieu, ils ont été d’une richesse inestimable. Ce sont leurs mots, leurs freins, leurs petits déclics qui ont donné chair à l’analyse.
Une thèse n’est pas un livre, c’est un écosystème.
Il y a les lectures, les entretiens, les ateliers. Il y a aussi les Coca partagés, les regards échangés en promo, les encouragements reçus à la pause ou sur Slack. Il y a les phrases simples – "tu vas y arriver", "ton plan est bon", "refais, mais t’es pas loin" – qui vous portent plus qu’un chapitre de bibliographie. Ce tissu d’interactions, on ne le met pas en annexe. Mais c’est lui qui fait tenir l’édifice.
Conclusion
Faire une thèse professionnelle, c’est accepter de ne pas tout maîtriser. C’est ouvrir la porte aux imprévus, aux relectures, aux doutes. Mais c’est aussi apprendre à écouter, à reformuler, à choisir. Le vrai déclic, ce n’est pas le bon outil ou la bonne phrase. C’est le moment où l’on comprend qu’on avance mieux ensemble. Alors, si tu entames un MBA : ose. Ose changer de sujet. Ose demander. Ose recommencer. Tu ne le feras pas seul.
Paméla Fontaine
Consultante – Acculturation numérique & innovation pédagogique
Contact
Je suis spécialisée dans l’acculturation numérique, l’intelligence artificielle et l’automatisation appliquées aux petites entreprises.
Cette thèse professionnelle s’inscrit dans un parcours de reconversion professionnelle et dans le cadre d’un MBA en marketing digital et Intelligence Artificielle. Elle repose sur une recherche de terrain menée auprès de dirigeants de TPE, de formateurs et d’institutions, afin de comprendre les conditions d’appropriation durable du numérique et de l’IA.
En parallèle de mon travail de recherche, j’explore des usages créatifs de l’IA, notamment pour la création d’images et de vidéos, que j’utilise comme supports pédagogiques, narratifs et expérimentaux. Mon approche vise à rendre l’IA accessible, compréhensible et concrète, en la mettant au service des usages et de l’humain.
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